Taxe foncière et logement neuf : exonération, calcul et calendrier sur la Côte d'Azur

Comprendre la taxe foncière sur un logement neuf revient à maîtriser trois paramètres : une exonération temporaire, une base cadastrale et un calendrier de déclaration. Pour un acquéreur en VEFA dans les Alpes-Maritimes, ces trois éléments déterminent ce que vous paierez, ou ne paierez pas, pendant les premières années de détention. Le dispositif est encadré par l'article 1383 du code général des impôts : une construction neuve échappe en principe à la taxe foncière pendant deux ans, à compter du 1er janvier qui suit l'achèvement des travaux. Votre commune peut prolonger cet avantage, mais elle n'y est pas obligée. Elle peut aussi en limiter la portée. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, elle, reste due.
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L'exonération de deux ans : ce qui est acquis, ce qui ne l'est pas

L'exonération taxe foncière neuf n'est pas une faveur discrétionnaire : c'est un mécanisme légal, automatique dès lors que la déclaration est faite dans les délais. Elle s'applique de plein droit, mais dans un périmètre précis. Beaucoup d'acquéreurs découvrent trop tard ce qu'elle couvre réellement, et surtout ce qu'elle laisse à leur charge.
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Le principe posé par l'article 1383 du CGI

L'article 1383 du code général des impôts instaure une exonération temporaire de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les constructions neuves. Ce régime de la taxe foncière construction neuve couvre les logements, mais aussi les bâtiments industriels, commerciaux et les additions de construction. Pour un appartement livré neuf, la durée légale est de deux ans. Cette exonération taxe foncière 2 ans s'applique sur la totalité de la taxe foncière bâtie, sauf décision contraire de la collectivité, qui peut la ramener à une fraction de la taxe (souvent 50 % ou 75 %). Autrement dit : le principe est acquis, l'ampleur locale ne l'est pas. Le texte prévoit aussi un mécanisme de prolongation facultative, sur lequel nous revenons plus bas. Retenez pour l'instant que la base légale existe, qu'elle n'a pas besoin d'être « demandée » au guichet des impôts, mais qu'elle exige une déclaration foncière correcte et datée. Une déclaration absente ou tardive peut réduire l'avantage, voire le supprimer.
Le point qui génère le plus de contresens sur la taxe foncière VEFA est le suivant : le compteur ne démarre pas à la remise des clés. Il démarre à l'achèvement fiscal du logement, notion distincte de la livraison contractuelle. Un logement est réputé achevé dès qu'il est habitable et utilisable, même s'il reste des finitions, des reprises de peinture ou des malfaçons à lever. Le promoteur peut donc déclarer l'achèvement avant la date de livraison figurant sur l'acte, ou l'inverse lorsque le chantier prend du retard. L'exonération court ensuite à compter du 1er janvier suivant cette date d'achèvement, et non du jour de votre emménagement. Le décalage entre achèvement technique, achèvement fiscal et livraison en VEFA produit des situations contre-intuitives : Un logement achevé en décembre 2025 est exonéré pour 2026 et 2027, même si vous recevez les clés en mars 2026. Un logement achevé en janvier 2026 bascule sur les années 2027 et 2028 : vous « perdez » une année d'exonération par rapport à une livraison en décembre. Un achat en bloc par un bailleur social ou un investisseur ne change pas le point de départ : c'est la date d'achèvement qui commande. D'où l'intérêt de demander au promoteur la date exacte de déclaration d'achèvement (DAACT) transmise au service des impôts fonciers. C'est cette date, et non celle de votre état des lieux, qui fixe votre calendrier fiscal.
L'exonération de deux ans porte sur la taxe foncière sur les propriétés bâties. Elle ne couvre pas la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. La TEOM apparaît sur le même avis que la taxe foncière, mais elle est calculée sur la même base imposable et son taux est voté par la collectivité compétente. Résultat : même en pleine exonération, vous recevez un avis de taxe foncière ne comportant que la TEOM. Sur un T3 neuf niçois, cette ligne seule représente un ordre de grandeur de 300 à 350 € par an, selon le taux communal et la base retenue. Ce n'est pas anodin : sur les deux premières années, cela réduit d'environ 650 € l'économie annoncée par l'exonération. Nous détaillons le calcul plus bas. Sont également exclus de l'exonération : les taxes annexes locales (taxe spéciale d'équipement, taxe pour la gestion des milieux aquatiques, etc.) lorsqu'elles s'appliquent ; la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, si le logement n'est pas votre résidence principale ; la contribution sur les revenus locatifs, non concernée par le dispositif. À retenir : l'exonération protège contre la taxe foncière bâtie, pas contre l'ensemble de la fiscalité locale.

La prolongation de deux à cinq ans : la décision appartient à votre commune

Le texte laisse aux collectivités la main sur trois années supplémentaires. C'est là que les écarts entre communes de la Côte d'Azur deviennent visibles, et parfois coûteux.

Comment vérifier ce que votre commune a voté ?

La délibération exonération taxe foncière est l'acte par lequel une commune, ou l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) compétent, décide d'étendre l'exonération au-delà des deux années légales. Trois éléments sont fixés dans cette délibération : la durée retenue, dans la limite de cinq ans au total ; le taux d'exonération, qui peut être partiel (50 %, 75 %) ou total ; le champ d'application, qui peut viser uniquement certaines catégories de constructions ou de logements. La délibération doit être prise avant le 1er octobre d'une année pour s'appliquer l'année suivante, et elle est en principe reconduite pour cinq ans si elle ne mentionne pas de durée limitée. Une collectivité qui ne délibère pas laisse le dispositif légal à deux ans. Une collectivité qui délibère pour une exonération partielle à 50 % vous laisse la moitié de la facture.
Vous avez trois sources fiables, à consulter dans cet ordre : Les délibérations fiscales publiées par votre mairie ou votre EPCI. Elles sont en principe accessibles sur le site de la collectivité ou sur simple demande au service des finances. La fiche d'information de votre service des impôts fonciers, qui reprend les exonérations applicables au local. Votre avis de taxe foncière, une fois le logement imposé : la mention de l'exonération et de sa durée y figure. En pratique, pour un achat sur plan, la bonne question à poser au promoteur est simple : « quelle est la durée et le taux d'exonération votés par la commune du programme ? ». Une réponse vague est un signal qu'il faut vérifier soi-même.
Un second dispositif coexiste avec l'exonération temporaire : l'exonération liée au haut niveau de performance énergétique et environnementale, prévue à l'article 1383-0 B bis du CGI. Durée : cinq ans, à compter de l'année suivant l'achèvement. Taux : de 50 % à 100 % de la part de taxe revenant à la commune ou à l'EPCI. Condition de fond : le logement doit respecter les critères posés par l'article 1384 A du CGI, appréciés selon la date de dépôt du permis de construire. Condition de forme : une délibération locale doit avoir institué le dispositif. Point sensible : lorsque le logement bénéficie aussi de l'exonération temporaire ordinaire, l'exonération « performance » peut ne démarrer qu'à compter de la troisième année suivant l'achèvement. Le cumul ne double donc pas l'avantage, il l'étale. C'est un mécanisme de continuité, pas de superposition.
Nue-Propriété déficit foncier Investissement locatif clé en main

Dispositif

Durée

Taux d’exonération

Qui décide

Référence légale

Exonération de droit des constructions neuves

2 ans, à compter du 1er janvier suivant l’achèvement

Total, ou partiel si la collectivité le limite

Application automatique ; la collectivité fixe l’étendue

Article 1383 du CGI

Prolongation facultative

+ 3 ans (5 ans au total)

50 %, 75 % ou 100 %

Commune ou EPCI, par délibération

Article 1383 du CGI

Exonération logements performants

5 ans, à compter de l’année suivant l’achèvement

50 % à 100 % (part communale ou EPCI)

Commune ou EPCI, par délibération

Article 1383-0 B bis du CGI

Yoann Haslé - Expert en immobilier neuf sur la Côte d'Azur

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"Sur les dossiers suivis entre Menton et Grasse, l'écart de taxe foncière annuelle pour un T3 neuf de gabarit comparable dépasse souvent 350 €. Les deux tiers de cet écart viennent du taux communal et de la part intercommunale, un tiers de la valeur locative cadastrale. Autrement dit : à logement équivalent, le choix de la commune pèse plus lourd sur la facture que le choix de l'étage ou de la vue. Nous constatons aussi que près d'un acquéreur sur trois découvre le montant de sa taxe foncière seulement à l'arrivée du premier avis complet, à l'année 3, et non au moment de la signature."
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Comment se calcule la taxe foncière d'un logement neuf ?

Le calcul taxe foncière ne dépend ni de vos revenus, ni du prix d'achat du bien, ni de votre prêt. Il repose sur une formule à trois termes : valeur locative cadastrale, base imposable, taux locaux. Cette logique s'applique sans exception à une taxe foncière appartement neuf et vaut pour toutes les communes du littoral.

La valeur locative cadastrale

La valeur locative cadastrale est une estimation administrative du loyer annuel théorique que le logement produirait dans des conditions de marché de référence. Elle est déterminée par l'administration à partir de la déclaration de construction, selon une méthode qui combine : la surface pondérée du logement, qui intègre les pièces principales et les annexes avec des coefficients de réduction ; le tarif cadastral au mètre carré applicable à la catégorie du local ; des correctifs liés à l'état d'entretien, à la situation générale du quartier et à la situation particulière du lot (étage, vue, exposition, nuisances) ; les éléments de confort (chauffage, sanitaires, ascenseur dans l'immeuble). Deux logements de 68 m² au même étage d'un même programme peuvent donc afficher des valeurs locatives très proches, mais pas identiques. La valeur locative est ensuite revalorisée chaque année par un coefficient national : en 2026, ce coefficient est de 1,008, soit +0,8 %. Cette revalorisation s'applique même si votre commune n'a pas bougé son taux, ce qui explique une grande partie des hausses constatées sur la taxe foncière 2026. Vous pouvez demander au service des impôts fonciers la fiche d'évaluation de votre local : vous y trouverez la surface pondérée retenue et le détail des correctifs. C'est le document à consulter en cas de désaccord sur le montant. En amont de l'achat, l'exercice est plus délicat : la valeur locative cadastrale définitive n'existe pas encore, puisque le logement n'est pas achevé. Vous pouvez toutefois l'approcher par comparaison. Un logement de même typologie, livré dans la même commune depuis trois ou quatre ans, fournit une base de travail utile. Demandez le montant de sa taxe foncière, remontez à sa valeur locative à partir du taux global, puis ajustez selon la surface et les annexes. L'ordre de grandeur obtenu se situe généralement à 10 ou 15 % près, ce qui suffit pour provisionner.
La base imposable de la taxe foncière correspond à la moitié de la valeur locative cadastrale revalorisée. Un abattement forfaitaire de 50 % est appliqué d'office, quelle que soit la situation du propriétaire. C'est cette base réduite, et non la valeur locative complète, qui est multipliée par les taux. Base imposable = valeur locative cadastrale revalorisée × 50 % Cet abattement est la raison pour laquelle le montant final reste très inférieur au loyer de marché du même logement. Il est aussi la base de calcul de la TEOM.
Les taux sont votés chaque année par les collectivités bénéficiaires : la commune, dont le taux pèse le plus lourd ; l'intercommunalité (métropole ou communauté d'agglomération), qui vote son propre taux et s'ajoute au précédent ; le département, pour la part départementale ; le cas échéant, des syndicats et taxes annexes. Point important pour les Alpes-Maritimes : la part départementale de la taxe foncière sur les propriétés bâties est nulle. Le département ne vote pas de taux sur ce volet. Le poids réel dépend donc de la commune et de l'intercommunalité. C'est une particularité qui explique que des logements comparables puissent être taxés très différemment d'une commune à l'autre du littoral. Cette configuration a une conséquence pratique. Lorsque vous comparez deux programmes, l'écart de taxe foncière ne figure dans aucune plaquette commerciale. Il se calcule à partir de deux chiffres seulement : le taux global de la commune et la valeur locative prévisible de votre lot. Demandez donc systématiquement le taux global, commune et intercommunalité additionnées, et non le seul taux communal affiché dans les comparatifs de presse.
Hypothèses : T3 neuf de 68 m² habitables, 74 m² pondérés, valeur locative cadastrale brute de 5 500 €, revalorisation 2026 de 0,8 %, taux global communal et intercommunal estimé à 41,5 %, taux de TEOM communal de l'ordre de 12 %.

Étape

Montant

Valeur locative cadastrale brute

5 500 €

Coefficient de revalorisation 2026 (× 1,008)

5 544 €

Base imposable (50 % de la valeur locative)

2 772 €

Taux global communal et intercommunal

41,5 %

Taxe foncière annuelle théorique

≈ 1 150 €

TEOM, non couverte par l’exonération

≈ 330 €

Années 1 et 2 (exonération de droit)

0 € de taxe foncière, ≈ 330 € de TEOM

À partir de l’année 3

≈ 1 150 € de taxe foncière, plus TEOM

Deux enseignements. D'abord, l'exonération efface bien la taxe foncière bâtie, mais pas la TEOM : comptez environ 330 € par an dès la première année. Ensuite, la facture de l'année 3 doit être provisionnée dès l'achat, car elle arrive sans transition et s'ajoute à vos charges de copropriété.

Le calendrier réel : déclaration, achèvement, premier avis

Deux enseignements. D'abord, l'exonération efface bien la taxe foncière bâtie, mais pas la TEOM : comptez environ 330 € par an dès la première année. Ensuite, la facture de l'année 3 doit être provisionnée dès l'achat, car elle arrive sans transition et s'ajoute à vos charges de copropriété.

La déclaration dans les 90 jours

Toute construction neuve doit être déclarée dans les 90 jours suivant son achèvement. La déclaration se fait depuis votre espace particulier sur impots.gouv.fr, rubrique « Biens immobiliers », avec le formulaire correspondant : maison (H1) ou appartement (H2). En VEFA, deux cas de figure : si le promoteur était encore propriétaire au moment de l'achèvement, c'est à lui de déclarer ; s'il ne l'a pas fait, l'acquéreur dispose d'un délai de 90 jours à compter de l'acquisition pour régulariser. Attention : ce délai de rattrapage ne repousse pas le point de départ de l'exonération. Il permet de sauver l'avantage, pas de le prolonger. Une déclaration tardive peut réduire, voire annuler, le bénéfice de l'exonération.
L'« année blanche » est un raccourci trompeur. Dans le langage courant, elle désigne la période non imposée en taxe foncière bâtie. Dans les faits : le logement est exonéré de taxe foncière bâtie pendant deux ans à compter du 1er janvier suivant l'achèvement ; la TEOM reste due dès la première année d'imposition ; aucune exonération ne s'applique à la taxe d'habitation sur une résidence secondaire. Concrètement, vous pouvez donc recevoir un avis dès l'année qui suit l'achèvement, avec un montant limité à la TEOM. Ce premier avis sert de test : s'il comporte une ligne de taxe foncière bâtie significative, c'est le signal que l'exonération n'a pas été appliquée et qu'il faut la réclamer. Le terme « année blanche » mérite d'être remplacé par « deux années d'exonération partielle ». La nuance n'est pas sémantique : elle change la façon de construire un budget d'acquisition. Un acquéreur qui provisionne zéro euro de fiscalité locale sur les deux premières années se retrouve à découvert d'environ 660 € sur la période, uniquement sur la TEOM d'un T3 niçois.
Les avis de taxe foncière sont mis à disposition en ligne à la fin du mois d'août, et envoyés au format papier dans les semaines qui suivent. Le paiement intervient à la mi-octobre : la date limite est fixée entre le 15 et le 20 octobre selon le mode de règlement, la date exacte pour les paiements dématérialisés étant décalée de quelques jours par rapport au papier. Si vous êtes mensualisé, les prélèvements s'étalent sur dix mois et l'avis annuel récapitule le montant de référence. La régularisation intervient en fin d'année. Trois précautions valent mieux qu'un rappel tardif. Activez la mensualisation dès la première année pour lisser la charge. Conservez l'avis précédent : il vous donne la base et le taux, et permet de détecter une variation anormale. Enfin, notez dans votre plan de trésorerie l'année de fin d'exonération : c'est la seule année où votre fiscalité locale augmentera fortement sans que rien n'ait changé dans votre logement.

Tableau chronologique sur un exemple de livraison

Exemple : achevement fiscal déclaré en mars 2026, livraison contractuelle en juin 2026, achat en VEFA.

Période

Événement

Conséquence fiscale

Mars 2026

Achèvement fiscal du logement

Point de départ du décompte

Avril à juin 2026

Déclaration foncière (promoteur ou acquéreur)

Condition d’accès à l’exonération

Juin 2026

Livraison et remise des clés

Aucun effet sur le point de départ

1er janvier 2027

Début de l’exonération

Année 1 exonérée, TEOM due

Août à octobre 2027

Premier avis de taxe foncière

Montant limité à la TEOM

2028

Année 2 exonérée

TEOM due

1er janvier 2029

Fin de l’exonération de droit

Taxe foncière bâtie pleine

Août à octobre 2029

Avis complet

≈ 1 150 € pour le T3 niçois type

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Taxe foncière, taxe d'habitation et TEOM : ne pas confondre

Trois prélèvements locaux coexistent autour d'un même logement neuf. Ils n'ont ni le même redevable, ni la même assiette, ni le même régime d'exonération. Les confondre conduit à de mauvaises surprises, notamment sur les résidences secondaires.

Critère

Taxe foncière (TFPB)

Taxe d’habitation

TEOM

Qui la paie

Propriétaire au 1er janvier de l’année d’imposition

Occupant : résidences secondaires et logements meublés non principaux

Propriétaire, sur le même avis que la taxe foncière

Sur quoi

Valeur locative cadastrale × 50 %

Valeur locative cadastrale

Base de la taxe foncière × taux de collecte

Exonération possible dans le neuf

Oui : 2 ans de droit, jusqu’à 5 ans par délibération

Résidence principale : supprimée. Résidence secondaire : aucune exonération liée au neuf

Non, la TEOM reste due pendant toute la période

Montant moyen sur la Côte d’Azur

≈ 900 à 1 300 € par an pour un T3 neuf, hors exonération

Variable selon la commune et la valeur locative

≈ 250 à 350 € par an pour un T3 neuf

Point d’attention

Provisionner l’année 3 dès l’achat

Concerné uniquement si le bien n’est pas votre résidence principale

Figure sur l’avis même quand la taxe foncière est exonérée

À retenir : la taxe d'habitation sur la résidence principale n'existe plus. Elle subsiste pour les résidences secondaires, ce qui concerne une part importante des acquisitions neuves sur la Côte d'Azur. Un investisseur qui loue en meublé en LMNP n'est pas non plus redevable de la taxe d'habitation sur le logement loué, dans le régime applicable aux locaux meublés.

Combien coûte la taxe foncière dans les Alpes-Maritimes ?

Les taux communaux 2026 varient fortement d'une commune à l'autre du littoral. Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur pour un T3 neuf de 68 m², hors TEOM, calculés sur une valeur locative cadastrale cohérente avec les niveaux de loyer locaux.

Ville

Taux communal 2026 (ordre de grandeur)

Valeur locative cadastrale estimée

Taxe foncière annuelle estimée (T3 neuf)

Nice

≈ 30,62 %

≈ 5 500 €

≈ 1 150 €

Cannes

≈ 28,07 %

≈ 5 800 €

≈ 1 100 €

Antibes

≈ 28,07 %

≈ 5 600 €

≈ 1 060 €

Cagnes-sur-Mer

≈ 24,55 %

≈ 5 200 €

≈ 870 €

Menton

≈ 22,80 %

≈ 4 900 €

≈ 770 €

Ces montants intègrent la part intercommunale, qui s'ajoute au taux communal et varie selon la métropole ou l'agglomération concernée. Ils n'intègrent pas la TEOM, ni les taxes annexes éventuelles. Traitez-les comme un ordre de grandeur à vérifier au cas par cas.

Nice : Nice Méridia, Nice Ouest, Riquier

Nice affiche le taux communal le plus élevé de la sélection, après une baisse sensible par rapport au niveau précédent. La part intercommunale de la métropole s'ajoute, ce qui place le taux global autour de 41 %. Pour un T3 neuf, la facture annuelle hors exonération se situe autour de 1 150 €. Les secteurs où le neuf se développe concentrent des logements de standing avec annexes : Nice Méridia, autour de la technopole et du pôle urbain, propose des programmes récents à forte densité ; Nice Ouest, le long des grands axes, joue la carte du rapport qualité-prix ; Riquier, en requalification, attire une clientèle mixte entre résidence principale et investissement locatif. La valeur locative cadastrale y est légèrement inférieure à celle du centre, ce qui réduit mécaniquement la facture fiscale. Sur dix ans, l'exonération de deux ans représente environ 2 570 € d'économie pour ce profil, TEOM comprise dans le calcul des charges restant dues.
Cannes pratique un taux communal proche de 28 %, avec une valeur locative parmi les plus élevées de la sélection, portée par le niveau des loyers. La facture estimée approche 1 100 € hors exonération. Cannes-la-Bocca, en bord de mer, accueille des programmes de standing avec prestations haut de gamme ; le secteur est recherché pour la résidence secondaire, ce qui déclenche la taxe d'habitation sur les logements non occupés à titre principal. Le Cannet limitrophe, immédiatement au nord, attire les budgets plus contenus : la base cadastrale y est généralement inférieure, et l'écart de facture peut atteindre 100 à 150 € par an pour un logement comparable. Pour un investissement locatif, l'exonération améliore le rendement net des deux premières années, mais l'effet est partiellement absorbé par la taxe d'habitation si le logement reste vacant ou sert de résidence secondaire familiale.
Antibes affiche un taux communal comparable à celui de Cannes, mais une valeur locative cadastrale légèrement inférieure. La taxe annuelle estimée tourne autour de 1 060 € hors exonération. Antibes Ouest concentre des opérations de taille moyenne, bien desservies, avec des prix au mètre carré plus accessibles que le front de mer. Juan-les-Pins reste le secteur premium, avec des valeurs locatives plus élevées et une clientèle internationale. Le choix du quartier pèse donc directement sur la base fiscale : quelques centaines d'euros de valeur locative en plus se traduisent par 50 à 100 € de taxe annuelle supplémentaire.
Cagnes-sur-Mer présente l'un des taux communaux les plus bas de la sélection, autour de 24,5 %. Combiné à une valeur locative plus modérée, l'écart avec Nice atteint près de 300 € par an sur un T3 neuf. Cagnes Ouest, en direction de Villeneuve-Loubet, regroupe des programmes récents avec extérieurs et stationnements ; Le Cros, plus résidentiel, séduit les familles et les primo-accédants. Pour un investissement locatif, ce différentiel fiscal soutient le rendement net : l'économie annuelle de taxe foncière représente l'équivalent d'environ un demi-mois de loyer sur ce type de bien.
Menton affiche le taux communal le plus faible du panel, autour de 22,8 %, avec une valeur locative contenue. La facture estimée descend sous les 800 € par an, ce qui en fait la commune la plus favorable de la sélection sur le plan fiscal. Menton Garavan, à l'est et à proximité immédiate de l'Italie, accueille des programmes neufs recherchés pour la vue mer et la proximité de la frontière ; Menton centre, plus dense, propose des opérations de renouvellement urbain. L'écart de taxe foncière avec Nice sur un T3 neuf, hors exonération, approche 380 € par an, soit environ 3 800 € sur dix ans.
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Ce que l'exonération change pour un investissement locatif

L'exonération de taxe foncière est rarement intégrée dans les simulations de rendement locatif présentées par les vendeurs. La taxe foncière immobilier neuf reste pourtant un poste de charges fixes qui pèse directement sur le rendement net, et son calendrier d'extinction est parfaitement prévisible. Elle a donc un effet mesurable sur la trésorerie des premières années, puis sur la rentabilité de long terme.
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Effet sur le rendement net les deux premières années

Pour un T3 neuf loué autour de 1 400 € par mois à Nice, la taxe foncière annuelle de 1 150 € représente environ 6,8 % du loyer annuel brut. L'exonération des deux premières années fait donc passer un rendement net d'environ 4,1 % à environ 4,4 % sur la période, à charges constantes. L'effet est réel mais borné : il se concentre sur les deux premiers exercices, puis s'éteint. Le calcul change si la commune a voté la prolongation. Une exonération de cinq ans porte l'effet cumulé à environ 6 250 € pour ce profil, soit l'équivalent de quatre à cinq mois de loyer.
C'est un point sur lequel il faut être précis, car les dispositifs ne s'empilent pas indifféremment.

Dispositif

Résidence principale

Investissement locatif (LMNP)

Exonération de taxe foncière du neuf

Oui, 2 ans de droit, jusqu’à 5 ans

Oui, dans les mêmes conditions

TVA à 5,5 %

Oui, sous conditions de localisation, de ressources, de prix et d’occupation

En principe non pour un achat locatif privé

Frais de notaire réduits (environ 2 à 3 % au lieu de 7 à 8 %)

Oui

Oui

PTZ

Oui, sous conditions de ressources et de zone

Non, le PTZ finance une résidence principale

LMNP

Sans objet

Oui, si le logement est loué meublé

En clair : l'exonération de taxe foncière et les frais de notaire réduits bénéficient aux deux profils. La TVA à 5,5 % et le PTZ sont réservés à la résidence principale. Le LMNP est un régime d'imposition des loyers meublés, pas un dispositif d'aide à l'achat.
Hypothèses : T3 neuf à Nice, taxe foncière initiale de 1 150 €, TEOM de 330 €, revalorisation annuelle des bases de 0,8 %, taux locaux inchangés.

Poste sur 10 ans

Sans exonération

Exonération 2 ans

Taxe foncière cumulée

≈ 11 900 €

≈ 9 400 €

TEOM cumulée

≈ 3 440 €

≈ 3 440 €

Total des charges fiscales locales

≈ 15 340 €

≈ 12 840 €

Économie par rapport au scénario sans exonération

–

≈ 2 500 €

Hypothèses : T3 neuf de 68 m² habitables, 74 m² pondérés, valeur locative cadastrale brute de 5 500 €, revalorisation 2026 de 0,8 %, taux global communal et intercommunal estimé à 41,5 %, taux de TEOM communal de l'ordre de 12 %.

Étape

Montant

Valeur locative cadastrale brute

5 500 €

Coefficient de revalorisation 2026 (× 1,008)

5 544 €

Base imposable (50 % de la valeur locative)

2 772 €

Taux global communal et intercommunal

41,5 %

Taxe foncière annuelle théorique

≈ 1 150 €

TEOM, non couverte par l’exonération

≈ 330 €

Années 1 et 2 (exonération de droit)

0 € de taxe foncière, ≈ 330 € de TEOM

À partir de l’année 3

≈ 1 150 € de taxe foncière, plus TEOM

Deux enseignements. D'abord, l'exonération efface bien la taxe foncière bâtie, mais pas la TEOM : comptez environ 330 € par an dès la première année. Ensuite, la facture de l'année 3 doit être provisionnée dès l'achat, car elle arrive sans transition et s'ajoute à vos charges de copropriété.

Les 7 erreurs qui font perdre le bénéfice de l'exonération

La taxe foncière logement neuf se perd rarement par mauvaise foi. Elle se perd par omission, par délai manqué ou par hypothèse de départ fausse. Voici les sept cas que nous rencontrons le plus souvent, avec l'enjeu chiffré associé.

Déclarer la construction hors délai.

La déclaration doit intervenir dans les 90 jours suivant l'achèvement. Un retard peut réduire, voire annuler, l'exonération. Sur un T3 niçois, l'enjeu dépasse 2 300 € sur deux ans.
Le point de départ est la date d'achèvement déclarée, pas la date de livraison en VEFA. Un décalage mal anticipé peut faire basculer le logement une année plus tôt dans l'imposition.
Elle reste due dès la première année et figure sur l'avis même lorsque la taxe foncière est nulle. Comptez 250 à 350 € par an pour un T3 neuf.
La prolongation de deux à cinq ans dépend d'un vote local. Un acquéreur qui l'ignore peut passer à côté de trois années d'exonération, soit environ 3 500 € pour un T3 niçois.
Le promoteur est responsable lorsqu'il était propriétaire à l'achèvement, mais l'acquéreur subit les conséquences d'un oubli. Vérifiez la rubrique « Biens immobiliers » de votre espace impots.gouv.fr.
Aucune exonération liée au neuf ne s'y applique. Sur la Côte d'Azur, où les résidences secondaires sont nombreuses, cette ligne peut dépasser le montant de la taxe foncière.
La fin de l'exonération fait apparaître une charge nouvelle de 1 000 € et plus par an, sans progressivité. Les budgets qui ne l'intègrent pas subissent une tension de trésorerie dès le premier avis complet.
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Un accompagnement local pour anticiper votre fiscalité

VEFA Riviera sélectionne des programmes neufs sur la Côte d'Azur et accompagne les acquéreurs comme les investisseurs sur la partie fiscale et financière de leur projet. Notre travail ne consiste pas à vendre un programme, mais à rendre votre décision lisible.

Aller plus loin dans votre projet immobilier neuf

Exonération de taxe foncière : le logement neuf

L'exonération de taxe foncière, l'aide à ne pas oublier : conditions, montants et démarches à effectuer auprès du fisc.
Les autres impôts et taxes du logement neuf : TVA réduite, frais de notaire, Jeanbrun, LMNP et LLI.
Déduire la taxe foncière de vos revenus locatifs : formulaire 2044, charges déductibles et dates limites en zone 1.
Les aides fiscales réservées au logement neuf : coût réel sur 10 ans, prestations et garanties constructeur.
Toutes les aides à côté de l'exonération de taxe foncière : PTZ, PAS, Action Logement, BRS et frais de notaire réduits.
La taxe foncière dans une location meublée : déductibilité, amortissements et régime fiscal applicable.
Le calendrier de livraison de votre logement neuf : garanties, étapes, délais de chantier et remise des clés.
Nice, Cannes, Antibes, Cagnes-sur-Mer, Menton, Villeneuve-Loubet : les programmes neufs dans les communes que vous avez repérées.
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Les questions sur la taxe foncière d'un logement neuf

1. Combien de temps dure l'exonération de taxe foncière pour un logement neuf ?

Deux ans dans le régime de droit, à compter du 1er janvier suivant l'achèvement des travaux. Votre commune ou votre intercommunalité peut porter cette durée à cinq ans par délibération, avec un taux d'exonération qui peut être partiel. Une seconde exonération, prévue à l'article 1383-0 B bis du CGI pour les logements très performants, porte également sur cinq ans sous conditions. Dans tous les cas, la durée applicable dépend de la commune du programme et de la date d'achèvement déclarée.
Le point de départ est le 1er janvier qui suit l'achèvement fiscal du logement, et non la date de livraison ni celle de votre emménagement. Un logement achevé au cours d'une année donnée est donc exonéré pour les deux années civiles suivantes. Cette distinction est décisive : une livraison en juin ne décale pas le compteur, c'est la date d'achèvement déclarée au service des impôts fonciers qui compte.
Non. La TEOM reste due pendant toute la période d'exonération de la taxe foncière. Elle apparaît sur le même avis, calculée sur la même base imposable, avec un taux voté par la collectivité compétente en matière de collecte des déchets. Pour un T3 neuf sur la Côte d'Azur, comptez un ordre de grandeur de 250 à 350 € par an. Vous pouvez donc recevoir un avis de taxe foncière qui ne comporte que cette ligne.
Aucune demande spécifique n'est à formuler : l'exonération s'applique de plein droit dès lors que la construction a été déclarée dans les 90 jours suivant l'achèvement. La démarche déterminante est donc la déclaration foncière, à effectuer depuis votre espace particulier sur impots.gouv.fr, rubrique « Biens immobiliers », avec le formulaire H2 pour un appartement. En VEFA, vérifiez si le promoteur a déclaré ou si la déclaration vous incombe.
Le retard peut réduire, voire supprimer, le bénéfice de l'exonération. En VEFA, si le promoteur n'a pas déclaré dans les 90 jours suivant l'achèvement, l'acquéreur dispose d'un délai de 90 jours à compter de l'acquisition pour régulariser. Ce délai de rattrapage permet de sauver l'avantage, mais il ne repousse pas le point de départ de l'exonération. Le plus sûr reste de contrôler la déclaration dans les semaines qui suivent la livraison.
Pas nécessairement, mais elle suit une logique différente. La valeur locative cadastrale d'un logement neuf est déterminée à partir d'une évaluation administrative récente, alors que celle d'un logement ancien peut reposer sur une base historique très éloignée du marché actuel. À taux comparable, un logement neuf peut donc être taxé davantage qu'un ancien de même surface dans la même rue. À l'inverse, l'exonération des premières années neutralise cet effet, et parfois le dépasse.
Oui pour l'exonération et les frais de notaire réduits, qui bénéficient aussi bien à une résidence principale qu'à un investissement locatif. La TVA à 5,5 % et le prêt à taux zéro visent en revanche l'accession à la résidence principale, sous conditions de localisation, de ressources et d'occupation. Pour un achat destiné directement à la location meublée en LMNP, ne comptez donc pas sur ces deux derniers dispositifs : vérifiez le montage avec un professionnel.
Commencez par demander au service des impôts fonciers la fiche d'évaluation du local et la date d'achèvement enregistrée. Si l'exonération n'a pas été appliquée alors que la déclaration a bien été faite dans les délais, vous pouvez réclamer par courrier ou depuis votre espace particulier, en joignant l'acte de vente, le procès-verbal de livraison et tout justificatif d'achèvement. Une réclamation contentieuse est possible dans les délais prévus par le livre des procédures fiscales.